Skip to main content
  RECHERCHE 
   184 visiteurs connectés actuellement
 
 
ACCUEIL
 
CAN GHANA 2008
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Add to Google

TOP DU MOMENT
Les joueurs de la nouvelle génération

NEWSLETTER
Inscrivez-vous !

News


Henri Camara : «Ma mère a été mon porte-bonheur»

16/05

Henri Camara, soutient avoir vécu du banc de touche les moments les plus pénibles et les plus passionnants de sa carrière, dimanche lors de la dernière journée de la Premiership sur le terrain de Sheffield United. Une victoire (1-2) qui permet à Wigan de rester en Premiership.

Henri, votre club Wigan a assuré in-extremis le maintien en première division. Comment avez-vous vécu ce match depuis le banc de touche ?

Ce match était, pour nous, une finale. Il nous fallait impérativement la gagner pour rester en première division. On n’avait pas droit à l’erreur. Même un nul ne nous arrangeait pas. Ce qu’on a pu faire. C’est un match que j’ai vécu depuis le banc de touche puisque je suis toujours blessé, mais j’ai eu le même plaisir que ceux qui étaient sur le terrain. Aujourd’hui, l’équipe a réalisé quelque chose de grand. Je pense que nous allons passer une belle soirée. L’une des plus belles que le club ait connue depuis sa création. Même s’il ne s’agit pas d’une victoire avec au bout un trophée. C’est tout de même une passion d’avoir accompli une mission très importante. Wigan jouera, l’année prochaine en première division et c’est une bonne chose pour le club et la ville.

Ce n’était pas gagné d’avance dans la mesure où votre adversaire du jour était dans la même situation que vous et évoluait devant son public…

C’était un match très difficile. Vouloir s’imposer à l’extérieur, ce n’est pas quelque chose de facile. Encore, comme vous l’avez reconnu, qu’il s’agissait d’un concurrent direct pour la relégation. Les joueurs ont réussi le pari et je pense que c’est une belle victoire. On n’a jamais douté. Il faut dire que nous avons aussi une bonne équipe. De vrais guerriers. On a su sortir le vrai visage de l’équipe. Je crois que ce jour fait partie des meilleurs que j’ai eu à vivre durant ma carrière.

Les quatre vingt dix minutes que vous avez vécues sur le banc ont été très longues…

J’ai souffert sur le banc. Il y avait beaucoup de pression. je ne peux même pas expliquer ce que j’ai pu ressentir dans ces moments. C’est terrible, la pression qu’on peut avoir. On ne peut rien faire. On est à moitié diminué et on doit regarder ses copains se battre pour sauver le club. C’est difficile. Je ne faisais que prier pour qu’on gagne. J’étais prêt à jouer si la situation se compliquait, malgré la blessure. Lorsqu’on a ouvert la marque (14e mn), j’avais hâte qu’on mette un deuxième but. Malheureusement, on encaisse un but avant la pause (38e mn). Mais, l’équipe a su trouver le moral pour reprendre les commandes en marquant un second but (45e mn). Je n’imagine pas ce que cela allait être si on avait perdu ce match. Cela allait être une soirée terrible pour moi et pour toute l’équipe. Aujourd’hui, c’est des larmes de joie puisqu’on revient de loin.

Avez-vous douté durant le match ?

J’avais comme l’impression que rien ne pouvait nous arrivait. Même lorsque Sheffield a égalisé, je me disais qu’on avait les moyens de reprendre les commandes. L’équipe était déterminée. J’ai senti que les joueurs allaient se tuer pour ne pas perdre ce match. Ils avaient une grosse envie de gagner ce match.

Sur le plan personnel, que représente pour vous cette victoire ?

Elle représente beaucoup de choses. Tous les matches de ce genre que j’ai eu à jouer, ne m’ont pas été bénéfiques. A chaque fois, nous avons perdu. Aujourd’hui, j’ai pu vaincre le signe indien, comme on le dit. C’est une victoire personnelle. D’un autre côte, j’aurais pu partir si l’équipe avait rejoint la seconde division. , il y a de fortes chances pour que je rejoue l’année prochaine avec Wigan. L’équipe sera à nouveau en première division et on aura forcément besoin de moi. Mon avenir s’est éclairci en quelque sorte. Maintenant, on verra dans les prochains jours ce que cela va donner. Je me suis libéré d’un poids énorme. Je peux souffler maintenant et prendre le temps de me soigner à Paris pour espérer revenir en forme, l’année prochaine. Ces derniers jours ont été très difficiles pour moi.

Quel a été le premier message de félicitation que vous avez reçu ?

C’est celui de ma mère. Elle est présentement sur place. Elle avait tenu à faire le déplacement à Wigan pour venir me soutenir et suivre le match. C’est pourquoi, elle était présente dans les tribunes. Sa présence m’a beaucoup aidé. Elle a été mon porte-bonheur.

Pour revenir à votre blessure. Quand est-ce que vous devez être à Paris ?

Je serais peut-être à Paris, jeudi prochain. Je ne sais pas pour le moment quand est-ce que je vais commencer mes soins et combien de temps cela va durer. Je vais prendre rendez-vous avec le médecin. Il faut que je me soigne le plus rapidement possible pour revenir en force, la saison prochaine. J’ai beaucoup souffert cette année avec cette blessure. Si j’ai le temps, je ferai certainement un tour à Dakar pour voir la famille et les amis.

Malheureusement, l’Equipe nationale ne pourra pas compter sur vous pour ses deux prochaines sorties contre la Tanzanie et le Mozambique.

Cela ne me fait pas plaisir de manquer un match de l’équipe nationale. J’aurais bien aimé être là. Si j’étais prêt, il n’y a aucun doute que j’allais répondre à la sélection nationale. Seulement, ce n’est pas intéressant de venir pour jouer avec un seul pied. Je dois pendre le temps de me soigner. C’est important pour ma carrière. Il y aura d’autres matches avec l’Equipe nationale. Et là, j’espère qu’on verra le vrai Henri Camara.

Avez-vous prévenu le sélectionneur national, Henryk Kasperczak, de votre forfait ?

Pas encore. Mais, j’espère le faire ce soir (avant-hier dimanche) ou demain (hier). Par contre, j’ai eu un message de lui.


Source : Le Quotidien

BREVES & RUMEURS







Copyright © SENEFOOT.COM - Tous droits réservés.