Comment avez-vous vécu le match amical qui vous a opposé, samedi dernier, à l’équipe du Mali ?
Nous avons réussi un bon match face au Mali qui n’a pas démérité toutefois. Le Mali est une très grande équipe de football qui développe un football de qualité. Bien qu’ils aient perdu ce match amical, les Maliens ont produit un bon football tout au long de la partie. Ce match a été d’un très bon niveau technique et tactique. Et c’est bien de jouer des matches d’une telle envergure. Nous l’avons gagné. Je suis content pour moi-même et pour l’ensemble de l’équipe et du peuple sénégalais qui nous suit de loin. Nous avons produit un bon football. Par conséquent, nous avons gagné ce match avec la manière. On est resté serein. On a respecté les consignes du staff technique. On a joué notre propre football. Voilà. A l’arrivée, nous avons gagné le match. C’est vraiment bien pour le moral. Parce que, malgré les nombreuses absences dues à des blessures, nous avons su remporter ce match devant les Maliens qui étaient plus ou moins au complet. Ceci montre que le Sénégal a un groupe impressionnant. Tous les joueurs sont interchangeables. Sans moi et El Hadji Diouf, l’équipe, avec Mamadou Niang, avait battu la Guinée, en octobre dernier, par 3 buts à 1. Aujourd’hui, sans Mamad et El Hadji, nous avons encore gagné. C’est ça, à mon avis, une équipe. Une équipe ne doit pas dépendre d’un ou de deux, voire trois joueurs. Une équipe doit se baser sur un collectif. C’est le collectif qui fait la différence et non les individualités. Par conséquent, aucun joueur n’est indispensable en équipe nationale. Nous avons une équipe à même de remporter cette Coupe d’Afrique des nations en vue. Il faut juste éviter les détails afin de se concentrer sur l’essentiel.
On vous a, pourtant, annoncé blessé avant de regagner le lieu de regroupement deux jours après. Que s’est-il passé ?
(Rires). Je ne sais franchement pas où les gens ont tiré cette information que j’ai accueillie avec beaucoup d’humour. J’ai été très surpris, comme tout le monde. Tout le monde m’a posé cette question, à mon arrivée au lieu de regroupement. (Rires). Ce n’est pas méchant. Ceci montre que les gens ont un œil sur moi. C’est bien. Je tiens toutefois à rassurer le public sénégalais que je vais bien. Je touche du bois. Ma douleur à la cuisse s’est beaucoup améliorée. Je me sens très en forme. Et j’ai envie de continuer ainsi pour toujours. J’ai envie de garder cette forme du moment pour m’adonner au football que j’ai dans le cœur. C’est pourquoi, je suis très satisfait d’avoir réussi un bon match face au Mali en inscrivant un but et en faisant une passe décisive à Diomansy Camara. C’est vraiment bien pour mon moral personnel et celui de l’équipe. J’ai toujours cru en moi-même. Quelles que soient les blessures et autres aventures, il faut comprendre qu’elles font partie de la vie d’un footballeur. Je ne me tiens plus la tête. Je demande juste aux gens de prier pour moi et pour tout le monde. Je crois toujours qu’un jour, je vais revenir à mon meilleur niveau. Par conséquent, le fait de revenir dans la compétition en marquant un but dans un match aussi relevé, techniquement et tactiquement, est très encourageant. C’est vraiment bien. Je suis très content. Comme on le dit très souvent, seul le travail paye. Et je suis en train de beaucoup travailler pour revenir à un meilleur niveau. Cette victoire acquise devant une très bonne équipe du Mali est quelque chose de très motivant pour la suite des matches avant d’aller à la Coupe d’Afrique. Et nous pouvons réussir la même prouesse devant le Maroc, mercredi prochain.
Qu’avez-vous ressenti avant le coup d’envoi de l’arbitre ?
Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais très confiant avant l’entame du match. Peut-être c’est parce que le Mali m’a beaucoup marqué. Parce que c’est face à cette équipe que j’ai démarré en 1999 ma carrière internationale. Un match au cours duquel, j’avais aussi inscrit mon premier but sous le maillot national. C’est pourquoi, à la fin du match, vu que j’avais encore marqué le but, j’ai estimé que le Mali me porte bonheur. Je suis vraiment content. Et j’ai besoin de ce genre de match pour me relancer. Je retrouve la joie de vivre petit à petit.
Même avec votre club, West Ham (club de D 1 anglaise) ?
C’est vrai que je n’ai pas encore trouvé une place de titulaire. Mais, je ne suis pas pressé. Je compte aller étape après étape jusqu’à être en pleine forme. En ce moment, le problème ne va sans doute pas se poser. Si je suis en possession de tous mes moyens, je suis sûr d’être titulaire. Mais, aucun sentiment particulier ne m’a envahi avant le coup d’envoi du match. Je me suis juste dit que c’est un match comme tous les autres que nous jouions en club ou en équipe nationale. Je suis resté moi-même.
Et comment comptez-vous obtenir une place de titulaire en club ?
En travaillant dur. Il n’y a aucun secret en sport. Seul le travail paye. Avec la concentration et l’efficacité devant les buts, que ce soit aux entraînements ou en match de compétition, la chance peut arriver d’un jour à l’autre. Seul le travail fait la différence. Par conséquent, que ce soit en club ou en équipe nationale, je vais persévérer dans l’effort pour être au top. Je suis conscient que je dois me battre pour gagner, partout, une place de titulaire.
Et comment avez-vous accueilli les ovations du public à votre sortie de l’aire de jeu ?
Avec beaucoup de fierté. C’est vraiment beau. Il faut noter que le public sénégalais est charmant et reconnaissant. Il sait toujours récompenser les efforts des acteurs que nous sommes. Par conséquent, c’est toute l’équipe qui a été ovationnée. Et ceci reste une motivation supplémentaire pour nous. Ces encouragements du public nous permettront de redoubler d’effort face au Maroc, mercredi prochain, pour réussir un bon match. Notre public est très chaleureux et exigeant envers l’équipe. Il nous met la pression. C’est vraiment chaleureux et très encourageant. Ceci est très important, à mon avis, pour réussir de bons résultats. Je suis content pour ce public qui n’a jamais cessé de soutenir l’équipe nationale même dans les moments les plus difficiles.
Et comment ça va à West Ham ?
Ça va très bien. Il n’y a aucun problème particulier, à part, plus ou moins, les blessures qui m’éloignent quelquefois des terrains. Tout va bien. Actuellement, j’ai retrouvé le groupe de performance. Je suis à West Ham pour un autre challenge. Je vais me battre pour réussir de belles choses dans ce club. Parce que, le fait de tenter une autre expérience dans un autre club me fait toujours plaisir. Je ne me plains pas à West Ham. Ça va.
Le fait d’aligner des victoires en matches amicaux plonge, certainement l’équipe dans un climat de confiance. N’est-ce pas ?
Bien sûr. C’est toujours bien de remporter un match. Surtout à la veille d’une Coupe d’Afrique à laquelle nous allons participer pour une cinquième fois d’affilée. C’est, par conséquent, une riche expérience pour nous. Au cours de ces dernières années, nous avons toujours été, au minimum, en quart de finale. Ceci est déjà quelque chose de positif. Mais, il nous reste encore à prouver des choses puisqu’il nous faut gagner une Coupe d’Afrique des nations. C’est vrai que notre groupe qui compte la Tunisie, l’Afrique du Sud et l’Angola ne sera pas facile à jouer, mais, le Sénégal peut bel et bien passer au second tour. Parce qu’avec cette équipe que nous possédons, il est tout à fait possible de réussir de très belles choses au Ghana. En jouant notre propre jeu, comme nous le faisons depuis quelque temps, il est tout fait possible de gagner, pour une première fois, cette Can. Je demande seulement aux uns et aux autres d’avoir les cœurs à l’unisson. Avec l’unité des cœurs et des esprits, je ne pense pas qu’une équipe quelconque puisse tenir longtemps face à notre équipe qui est d’une qualité très impressionnante.