21/01
Grâce à un penalty de Frédéric Kanouté inscrit à la 48e minute de jeu, le Mali s'est imposé face au Bénin (1-0), lundi, à Sekondi. Le Mali a dominé l'intégralité de la rencontre mais a souffert jusqu'au bout face aux Ecureuils béninois, plus solides que prévu.
Pour changer, les retrouvailles entre le Mali et le Bénin n'ont pas accouché d'un score de parité. Déjà opposées lors des éliminatoires de cette CAN 2008, les deux équipes n'avaient pas réussi à se départager (1-1 au Mali en mars, puis 0-0 au Bénin en juin). Un autre match nul aurait pourtant été logique. Car non seulement la maîtrise affichée lundi soir par Kanouté et ses partenaires ne leur a pas permis de mettre souvent les Béninois en danger, mais en plus, elle s'est effritée en fin de rencontre.
Les Ecureuils, plombés par des approximations au milieu de terrain, ont rarement mis Sidibé à contribution, sauf durant trois minutes brûlantes dans les derniers instants de la partie. Grâce à Sessegnon, entré en cours de jeu, et du combatif Ogounbiyi, qui n'ont pas trouvé le cadre, ou seulement un réflexe du gardien malien en conclusion de leurs tentatives (83e). De quoi leur donner le sentiment d'être passé à côté de cette entame de tournoi, et donc traîner des regrets sur le chemin de leur hôtel. Des regrets, le Mali aurait lui aussi pu en avoir. Les Aigles doivent simplement s'estimer heureux de ne pas avoir été punis d'une certaine nonchalance.
Malgré une possession de balle nettement à leur avantage (63% durant la première demi-heure), ils ne se procurent que deux occasions, Keita puis D.Traoré ne trouvant pas le cadre (12e, 31e). Malgré la qualité de sa frappe de balle, le premier nommé accumule les imprécisions vers le but, gâchant son activité au milieu de terrain (46e, 60e). La solution viendra de son équipier au FC Séville, Kanouté, dont le seul tir cadré provoque une faute de main de Chitou, et dans la foulé une faute de Gasopz sur D.Traoré. L'ancien Lyonnais se charge de transformer le penalty (1-0, 49e), qui suffit aux Maliens pour démarrer par une victoire dans la compétition. Ce pourrait ne pas être le cas face à la Côte d'Ivoire et au Nigéria.