Le prodige slovène s’est adjugé sa deuxième Grande Boucle, dimanche. Une édition que certains coureurs décrivent comme « la plus difficile » qu’ils aient jamais connue.

Du 108e Tour de France, qui s’est achevé dimanche 18 juillet sur les Champs-Elysées à Paris, on retiendra deux dominations. Tout d’abord celle du Slovène Tadej Pogacar (UAE Emirates), auteur du doublé 2020-2021, qui, dès le contre-la-montre de Laval (Mayenne), la 5e étape, a assommé la concurrence. Vainqueur des deux dernières journées dans les Pyrénées, il s’est emparé des maillots distinctifs : le jaune de leader au classement général, le blanc de meilleur jeune et celui à pois de meilleur grimpeur.

Bien sûr, on pourrait arguer que ses principaux rivaux annoncés − son compatriote Primoz Roglic (Jumbo-Visma), dauphin en 2020, ou encore le Gallois Geraint Thomas (Ineos Grenadiers), lauréat en 2018 –, affaiblis par les chutes des premiers jours, n’ont pas été au rendez-vous. Le premier a abandonné avant la 9e étape ; le second a terminé à plus de deux heures de Pogacar après s’être mis au service de l’Equatorien Richard Carapaz (3e à 7’3’’), seul membre de la formation britannique à ne pas avoir prématurément sombré au classement général.

Mais la facilité insolente du jeune Slovène, déjà montrée du doigt en 2020, n’est-elle liée qu’à ces aléas de course ? Y a-t-il donc aujourd’hui dans le peloton si peu de coureurs capables de rivaliser avec lui ? Autre domination incontestable : celle du Britannique Mark Cavendish (Deceuninck-Quick Step) au sprint. Elle est sans nul doute liée à une concurrence clairsemée. Dès le troisième jour, l’Australien Caleb Ewan (Lotto-Soudal) a été contraint de jeter l’éponge après une terrible chute dans le final à Pontivy (Morbihan), dans laquelle fut pris un autre candidat sérieux au classement par points, le Slovaque Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), qui, blessé, quittera également la course.

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