vendredi, juillet 19

En Russie, le Français Leroy Merlin compte céder la totalité de ses magasins

Le Français Leroy Merlin se désengage de Russie, plus d’un an après le début du conflit en Ukraine. Ce vendredi, Adeo, la maison-mère, a indiqué « son intention de céder le contrôle » de la société, et ainsi la totalité de ses magasins dans ce pays, à un « management local ».

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Cette opération « doit permettre de préserver les emplois des 45.000 collaborateurs et de pérenniser l’activité de l’entreprise », fait valoir dans un communiqué le groupe français, détenu par la famille Mulliez.

Leroy Merlin, employeur majeur en Russie

L’opération sera soumise à l’approbation des autorités compétentes en Russie, précise le communiqué, qui cite « un travail entamé depuis plusieurs mois dans le respect des réglementations applicables ».

Implanté depuis 18 ans en Russie, le géant de la vente de matériel de bricolage y est l’un des principaux employeurs étrangers. Les 113 magasins de Leroy Merlin dans ce pays représentent entre 18 à 20% du chiffre d’affaires total de la société.

Plusieurs enseignes détenues par la famille Mulliez restaient très implantées en Russie, en dépit de l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes. L’an dernier, Adeo avait expliqué qu’elle maintenait son activité en Russie, mais qu’elle suspendait tout nouvel investissement, évoquant alors le risque d’une « expropriation » en cas de retrait, une menace agitée par les autorités russes.

Le désengagement de Russie, une opération qui coûte cher

Auchan, autre enseigne commerciale appartenant à la galaxie de la famille Mulliez, réalise de son côté plus de 10% de ses ventes en Russie, pour 230 magasins, selon des chiffres de mi-2022. Or, alors que de nombreux groupes français et occidentaux se sont désengagé de Russie depuis le début de la guerre, la décision de la famille Mulliez de rester dans le pays suscite les critiques.

Mi-février, le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a ainsi accusé Auchan d’être devenu une « arme à part entière de l’agression russe », après la publication d’une enquête du quotidien Le Monde selon laquelle le groupe aurait contribué à l’effort de guerre de Moscou.

Le choix de se désengager de Russie a toutefois un coût pour les sociétés occidentales. La banque française Société Générale s’est ainsi séparé l’an dernier de sa filiale de banque de détail russe, Rosbank. Un retrait qui s’était traduit par une charge de plus de 3 milliards d’euros dans ses comptes.

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