vendredi, juillet 19

Microsoft renonce à son siège d’observateur au conseil d’administration d’Open AI

Microsoft renonce à son siège d’observateur au sein du conseil d’administration d’OpenAI. Le géant américain estime que sa présence est rendue obsolète par l’amélioration significative de la gouvernance de la société d’intelligence artificielle (IA). Microsoft a invoqué les nouveaux partenariats, l’innovation et la croissance de la clientèle observés depuis le retour de Sam Altman pour justifier l’abandon du siège.

« Au cours des huit derniers mois, nous avons constaté des progrès significatifs de la part du nouveau conseil d’administration et nous sommes confiants dans la direction de l’entreprise. Compte tenu de tout cela, nous ne pensons plus que notre rôle limité d’observateur soit nécessaire », indique Microsoft dans une lettre à OpenAI le 9 juillet.

Pour rappel, le groupe américain occupait un siège sans droit de vote au conseil d’administration d’OpenAI depuis novembre dernier, lorsque Sam Altman avait été débarqué puis réintégré au poste de directeur général de la start-up créatrice du logiciel ChatGPT. Lors de cette séquence, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, avait estimé « très clair que quelque chose (devait) changer dans la gouvernance » d’OpenAI.

13 milliards de dollars dans OpenAI

Le conseil avait finalement été renouvelé, seul un administrateur conservant son siège, à savoir le patron du réseau social Quora, Adam D’Angelo. Désigné président, en remplacement de Greg Brockman, Bret Taylor avait confirmé que le nouveau conseil, qui ne comptait que trois administrateurs, accueillerait d’autres membres à l’avenir. Outre Bret Taylor, il est composé de l’ancien secrétaire au Trésor Larry Summers.

Le géant de l’informatique avait investi environ 13 milliards de dollars dans OpenAI, mais n’avait jusqu’à novembre dernier pas de représentation au conseil. Ce siège d’observateur permettait notamment à Microsoft d’assister aux réunions du conseil d’administration d’OpenAI et d’accéder à des informations confidentielles.

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Ce siège avait attiré l’attention des autorités de régulation des deux côtés de l’Atlantique. Le rapprochement entre les deux groupes avait en effet suscité l’inquiétude des autorités de la concurrence en Europe, en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Bruxelles continue d’étudier l’investissement de Microsoft dans OpenAI

Fin juin, la Commission européenne a expliqué que l’UE continuait d’examiner l’impact du partenariat entre Microsoft et OpenAI sur la concurrence dans le marché en pleine expansion de l’intelligence artificielle, malgré l’arrêt d’une première procédure.

Le gendarme européen de la Concurrence avait annoncé en janvier qu’il allait vérifier si l’investissement du géant de la tech dans le pionnier de l’IA générative pouvait faire l’objet d’un examen au titre du règlement de l’UE sur les concentrations. Il a finalement annoncé le 28 juin qu’il ne pouvait pas établir de contrôle de Microsoft sur OpenAI.

« La question clé était de savoir si Microsoft avait acquis un contrôle durable sur OpenAI. Après un examen approfondi… Nous avons conclu que, en l’état, ce n’était pas le cas », a déclaré la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. « Nous fermons donc ce chapitre. Mais l’histoire n’est pas terminée », a-t-elle expliqué.

L’UE a néanmoins réclamé de nouvelles informations à Microsoft sur l’accord entre les deux entreprises « pour comprendre si certaines clauses d’exclusivité pourraient avoir un effet négatif sur la concurrence », a précisé Margrethe Vestager.

Les régulateurs américains et britanniques examinent également ce partenariat, dans le contexte d’une inquiétude grandissante sur la domination du marché crucial de l’IA par une poignée de géants du numérique.

BNP Paribas et Mistral AI étendent leur accord de partenariat

BNP Paribas a annoncé ce mercredi avoir signé un accord de partenariat avec Mistral AI, dans le cadre duquel la banque aura accès aux modèles commerciaux actuels et futurs de la startup française d’intelligence artificielle (IA). Ce nouvel accord vient renforcer une collaboration entamée en septembre 2023 entre BNP Paribas Global Markets et Mistral AI, précise la troisième banque française par la capitalisation boursière.

« L’IA générative représente un potentiel significatif pour enrichir l’offre client notamment dans la vente, le trading ou encore la recherche », déclare Olivier Osty, Responsable de BNP Paribas Global Markets, dans un communiqué. BNP indique aussi utiliser les grands modèles de langage de Mistral AI pour des cas d’usage, notamment autour de l’amélioration du service client, des ventes et de l’IT (technologie de l’information).

(Avec agences)

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