mercredi, juin 19

đź”´ Dissolution de l’AssemblĂ©e, direct : l’agence de notation Moody’s alerte sur le risque pour la note de la France

07H52 – Moody’s souligne le risque que fait peser la dissolution sur la note de la France

Le constat est sans appel : la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale « accroĂ®t les risques » concernant la maĂ®trise budgĂ©taire de la France, et donc sur sa note, a relevĂ© lundi soir Moody’s.

Pour rappel, l’agence de notation classe la France Aa2 avec perspective stable, un cran au-dessus des autres agences Fitch et S&P, qui la placent Ă  AA- depuis respectivement 2023 et le mois de mai.

Et pour cause, elle estime que le parti vainqueur des Ă©lections anticipĂ©es « n’aura probablement pas de majoritĂ© absolue » puisqu’il faudrait Ă  la majoritĂ© « une quarantaine de sièges supplĂ©mentaires », et au Rassemblement national « plus de 200 ». Elle souligne donc les risques de multiplication des motions de censure lors de la prochaine lĂ©gislature, et y voit « un risque accru d’instabilitĂ© politique, d’autant que l’AssemblĂ©e nationale ne peut pas ĂŞtre dissoute dans sa première annĂ©e ».

Une telle instabilitĂ© « engendre un risque de crĂ©dit », explique Moody’s. Et ce, alors que le gouvernement sortant a dĂ©jĂ  dĂ» rĂ©viser en forte hausse ses prĂ©visions de dĂ©ficit public pour 2024 et 2025, tout en maintenant sa prĂ©vision d’un retour Ă  3% du PIB en 2027.

« Compte tenu de l’instabilitĂ© du paysage politique, il est tout Ă  fait possible que ces objectifs soient abandonnĂ©s, malgrĂ© la probable pression de la Commission europĂ©enne » pour que la France soit en ligne avec les règles budgĂ©taires de l’UE, souligne encore Moody’s. Et de rappeler que « le fardeau de la dette française est le plus Ă©levĂ© parmi ses pairs notĂ©s de manière similaire », mais que « le rythme de rĂ©duction du dĂ©ficit de la France sera plus lent que celui de la plupart de ses pairs europĂ©ens ».

En consĂ©quence, elle estime que la dette publique « augmentera lentement de 110,6% du PIB en 2023 Ă  près de 115% du PIB d’ici 2027 », alors que gouvernement prĂ©voit une quasi-stabilitĂ© d’ici Ă  2027 et s’attend donc « Ă  une dĂ©tĂ©rioration de la soutenabilitĂ© de la dette française », soulignant ainsi le risque de dĂ©gradation de la perspective et de la note « si nous devions conclure que la dĂ©tĂ©rioration de la capacitĂ© d’endettement Ă©tait nettement plus importante en France » que dans les pays notĂ©s de manière similaire.

« Un engagement moins fort sur la consolidation budgĂ©taire augmenterait Ă©galement les pressions Ă  la baisse » sur la note, conclut Moody’s.

👉 Lire notre article

07H22 – les partis de gauche vont prĂ©senter un programme « dans les prochaines heures »

Au lendemain de l’annonce par le Parti socialiste, le Parti communiste, les Ecologistes et La France insoumise de la volontĂ© commune « soutenir des candidatures uniques dès le premier tour » des Ă©lections lĂ©gislatives, selon un communiquĂ© Ă©galement signĂ© par Place publique, ou GĂ©nĂ©rations et publiĂ© lundi soir, Manon Aubry a confirmĂ©, ce mardi matin sur Franceinfo, la volontĂ© d’unitĂ© des partis de gauche.

« Oui nous allons arriver à porter un message commun », a-t-elle répondu, indiquant que sera présenté « dans les prochaines heures un programme de gouvernement, ce que nous allons mettre sur la table pour les 100 premiers jours ».

Evitant les sujets qui pourraient diviser les différentes forces présentes au sein de ce front commun, comme le conflit israélo-palestinien ou encore la guerre en Ukraine, la tête de liste LFI aux européennes a tranché : « Je ne laisserai personne réussir à nous diviser ».

La veille, les diffĂ©rents partis de gauche ont Ă©galement appelĂ© Ă  « rejoindre les cortèges » prĂ©vus ce week-end Ă  l’appel de la CFDT, la CGT, l’UNSA, la FSU et Solidaires et Ă  « manifester largement ».

« Nous appelons Ă  la constitution d’un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inĂ©dite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes », ont Ă©crit les signataire, disant souhaiter « construire une alternative Ă  Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l’extrĂŞme droite ».

06H35 – Le prĂ©sident doit tenir une confĂ©rence de presse ce mardi

Emmanuel Macron doit tenir ce mardi après-midi une confĂ©rence de presse. A 19 jours du premier tour – la campagne la plus courte dans l’histoire de la Ve RĂ©publique -, le chef de l’Etat renoue avec l’exercice de la grand-messe des questions-rĂ©ponses avec les journalistes, une manière d’apparaĂ®tre comme le vĂ©ritable chef d’une majoritĂ© en grand danger.

Selon un sondage Harris Interactive – Toluna paru lundi, le RN est crĂ©ditĂ© de 34% d’intentions de vote pour le scrutin du 30 juin, qui lui permettrait selon l’institut d’obtenir une majoritĂ© relative Ă  l’AssemblĂ©e une semaine plus tard, avec 235 Ă  265 dĂ©putĂ©s. Les macronistes, avec 19%, ne pourraient tabler que sur 125 Ă  155 sièges.

06H34 – Crise agricole : les dossiers aux oubliettes

Les travaux lĂ©gislatifs en cours en matière de souverainetĂ© alimentaire, renouvellement des gĂ©nĂ©rations en agriculture, revenu agricole, produits phytosanitaires sont gelĂ©s et reverront difficilement le jour avant la rentrĂ©e. Une dĂ©ception pour les agriculteurs, qui devraient toutefois patienter jusqu’Ă  l’automne.

👉 Lire notre article

06H33 – Des manifestations contre l’extrĂŞme droite

Des milliers de personnes se sont rassemblĂ©es lundi soir dans plusieurs villes de France pour montrer leur opposition Ă  l’extrĂŞme droite qui, dĂ©noncent-elles, se retrouve « aux portes du pouvoir ».

Place de la RĂ©publique Ă  Paris, plusieurs milliers de personnes selon un journaliste de l’AFP – 3.000 selon la prĂ©fecture de police -, parmi lesquelles beaucoup de jeunes, se sont rĂ©unies Ă  partir de 20H00, hurlant, majeur levĂ©: « La jeunesse emmerde le Front national » (parti ancĂŞtre du Rassemblement national, RN) ou encore « Tout le monde dĂ©teste Marine Le Pen ».

06H31 – La gauche montre sa volontĂ© de construire un « front populaire »

Après plusieurs heures de nĂ©gociations, les diffĂ©rents partis de gauche ont lancĂ© lundi soir un appel commun Ă  la « constitution d’un nouveau front populaire », dans le cadre duquel ils souhaitent « soutenir des candidatures uniques dès le premier tour » des prochaines Ă©lections lĂ©gislatives.

Dans un communiquĂ© commun, le Parti socialiste, le Parti communiste, les Ecologistes et La France insoumise s’y engagent: « Dans chaque circonscription, nous voulons soutenir des candidatures uniques dès le premier tour », portant « un programme de rupture », Ă©crivent-ils.

06H05 – Le dĂ©compte du temps de parole a commencĂ©

C’est ce mardi Ă  6H00 que dĂ©bute le dĂ©compte du temps de parole des partis politiques Ă  la tĂ©lĂ©vision et Ă  la radio, comme l’avait annoncé l’Arcom, le rĂ©gulateur de l’audiovisuel, la veille.

Le principe qui s’applique est celui de l’Ă©quitĂ© entre les partis selon leur reprĂ©sentativitĂ© (et non de l’Ă©galitĂ© stricte).

06H00 – Dissolution de l’AssemblĂ©e : la France plonge dans un brouillard Ă©conomique et budgĂ©taire

L’annonce fracassante d’une dissolution par le prĂ©sident de la RĂ©publique Emmanuel Macron a prĂ©cipitĂ© l’Ă©conomie française dans une situation inĂ©dite. Au lendemain des Ă©lections europĂ©ennes, le Rassemblement national veut s’engouffrer dans la bataille des Ă©lections lĂ©gislatives avec un socle Ă©lectoral encore plus solide qu’en 2022. C’est la première fois dans l’histoire de la Vème RĂ©publique que la France connaĂ®t une dissolution avec une extrĂŞme droite aussi forte. Mais son programme Ă©conomique peine Ă  convaincre.

👉 Lire notre article

Notre live de la première journĂ©e de tractations après l’annonce de la dissolution dimanche est Ă  (re)dĂ©couvrir ici 👉 Lire notre article

—————————
Une dissolution surprise

Emmanuel Macron a annoncĂ© dimanche soir la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale après la victoire Ă©crasante de l’extrĂŞme droite aux Ă©lections europĂ©ennes et convoquĂ© des Ă©lections lĂ©gislatives le 30 juin et le 7 juillet.

« Après avoir procĂ©dĂ© aux consultations prĂ©vues Ă  l’article 12 de notre Constitution, j’ai dĂ©cidĂ© de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l’AssemblĂ©e nationale », a dĂ©clarĂ© le chef de l’Etat dans une allocution tĂ©lĂ©visĂ©e après l’annonce des rĂ©sultats. « Je signerai dans quelques instants le dĂ©cret de convocation des Ă©lections lĂ©gislatives qui se tiendront le 30 juin pour le premier tour et le 7 juillet pour le second », a-t-il ajoutĂ©.

Six dissolutions sous la Vème

PrĂ©rogative prĂ©sidentielle dans la Constitution de 1958, la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale, annoncĂ©e dimanche par Emmanuel Macron, est la sixième sous la Vème RĂ©publique et ne s’est prĂ©sentĂ©e que huit fois en plus de cent ans.

Sous la Vème, le général de Gaulle et François Mitterrand en ont chacun prononcé deux, à chaque fois suivies par une victoire électorale de la majorité présidentielle. Celle décidée par Jacques Chirac en 1997 a en revanche vu la gauche remporter une majorité des sièges, donnant lieu à la nomination de Lionel Jospin à Matignon et à la cohabitation. Auparavant, les deux dissolutions prononcées en 1877 et en 1955 avaient été un échec pour les gouvernements qui les avaient décidées en Conseil des ministres.

Lien source : 🔴 Dissolution de l'Assemblée, direct : l'agence de notation Moody's alerte sur le risque pour la note de la France